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Pénétrer le marché brésilien est possible pour une entreprise française lorsqu'elle est bien accompagnée. Contactez-moi.

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VIE au Brésil

Le volontariat international en entreprise (VIE) est une modalité publique d'accompagnement à l'export. Elle a été mise en place par la loi du 14 mars 2000 et remporte un certain succès auprès des entreprises. Le principe est simple, les sociétés qui cherchent à exporter sur de nouveaux marchés peuvent disposer d'un jeune (28 ans maximum) qui part s'installer professionnellement dans le pays cible. Ainsi en 2009, il y avait 80 VIE au Brésil.

La mission professionnelle à l’étranger effectuée par le Volontaire International (VIE) peut durer de six mois à deux ans. Cette durée peut être renouvelée une fois. L'activité opérationnelle du VIE est directement encadrée par l'entreprise française, à travers son service commercial export. C'est généralement au directeur export que le VIE rend des comptes sur son travail sur place.

Au niveau contractuel la gestion du VIE est assurée par Ubifrance, en particulier le jeune volontaire n'est pas embauché directement par l'entreprise. Son employeur est en fait Ubifrance, qui verse son indemnité (entre 1200 à 2500 euros mensuels), paye ses frais de voyage et s'occupe de sa protection sociale. Une fois sur place, c'est la Mission économique de l'Ambassade de France du pays qui assure l'encadrement administratif du VIE.

Bien que très alléchant au niveau financier pour les entreprises, la formule VIE soulève des difficultés considérables.

On sait que décrocher des contrats export est difficile, car tous les facteurs se combinent: éloignement géographique, langue, différences culturelles, réglementations propres au pays, formalités douanières, taux de change, fiscalité différente. C'est particulièrement le cas au Brésil, où pour réussir il faut pouvoir compter sur un prestataire commercial aguerri par des années d'expérience.

Volontariat international en entreprise (VIE) au Brésil

Envoyer un VIE au Brésil n'est pas une solution export satisfaisante. Tel un jeune professeur débutant envoyé en ZEP dans les classes d'élèves les plus difficiles, le VIE va devoir faire son apprentissage sur le tas. Généralement sans rien connaître ni comprendre de son pays d'affectation, pas toujours en en parlant bien la langue. Après six mois pour maîtriser correctement la langue, puis six mois pour commencer à comprendre le fonctionnement du pays, il restera quelques mois pour démarrer le job.

Oseriez-vous confier vos meilleurs clients à des jeunes sans expérience ? Compter sur un VIE pour la phase la plus délicate de l'export, établir les premiers contacts avec les clients potentiels, n'a aucun sens. Actuellement la métaphore militaire est beaucoup utilisée pour parler de l'export, alors filons la métaphore ! Est-ce que l'armée choisit ses nouvelles recrues pour les envoyer en mission commando ?

Lorsqu'on vise des pays hors de l'Union européenne, les actions export se programment sur trois à cinq ans. Cela nécessite un budget commercial et un accompagnement constant de la part d'un commercial export expérimenté. Compter sur un VIE qui viendrait au Brésil pour un an, c'est comme compter sur un interimaire pour une mission d'entreprise qui nécessiterait normalement l'investissement personnel d'un cadre aguerri.

Faire un VIE au Brésil

Il est absurde pour les PME d'envoyer les jeunes cadres les moins expérimentés se confronter à des marchés export redoutables comme l'Amérique Latine. En revanche c'est une solution low cost, ce qui est sans doute le seul argument valable pour défendre le VIE. « Véritable Ineptie Economique », le VIE contraste avec les équipes expérimentés d'Ubifrance qu'on rencontre au Brésil par exemple. Or même l'appui donné par Ubifrance est insuffisant, car ne remplaçant pas un spécialiste de la vente implanté localement.

On observe que le dispositif VIE prévu surtout pour les PME profite en réalité beaucoup aux grands groupes, qui concentrent 80% des VIE. Tant qu'à faire du low cost, vu que le Volontariat international en entreprise est une forme de main d'oeuvre à bas coût, cela pourrait au moins bénéficier aux entreprises ayant souvent moins de trésorerie comme les PME et les ETI. Ce n'est même pas le cas !

La dimention low cost du VIE n'est pas très valorisante pour les jeunes cadres commerciaux qui démarrent dans la vie active. En plus cela crée un dumping social vis à vis des professionnels plus expérimentés qui sont au chômage en France et auraient certaines compétences requises. Même si la seule vraie solution export est de recourir à un prestataire commercial local, implanté sur le marché cible. Voir même le recrutement local d'un salarié, si l'entreprise est prête à crée une filiale brésilienne pour que son action perdure dans la durée.

Recherche de VIE au Brésil

Avec les VIE, la France vie dans l'illusion d'avoir une stratégie économique d'exportation. Le vrai calcul est peut-être pour le gouvernement de crée un pôle de jeunes recrues qui vont monter en compétence durant leur VIE. Même s'ils ne vont pas réussir grand-chose durant leur un an ou deux de VIE, de toute façon cela n'aura pas coûté cher aux entreprises qui les ont envoyé à l'étranger. En revanche ces recrues auront gagné de la bouteille, et pourront ultérieurement se révêler beaucoup plus utiles pour de futurs missions. Tant pis pour l'entreprise qui aura compté sur eux et essuyé les plâtres en phase de VIE.

Le paradoxe du volontariat international en entreprise, c'est que la formule perdure alors qu'on parle de supprimer Erasmus. Or le programme Erasmus permettait une formation et un bain interculturel à l'étranger très intéressant pour les étudiants. L'imprégnation interculturelle et l'apprentissage des langues sur place est un préalable important pour constituer ce pôle de recrues dont le commerce extérieur français a tant besoin. Pour des raisons budgétaires l'État français doit choisir entre le VIE et Erasmus ? C'est le programme Erasmus qu'il faut privilégier.

Demande de devis

  • Michel Campillo

    Promoteur de Ventes
    Son entreprise au Brésil est spécialisée dans la conduite de projets export à travers la mise en place de démarches commerciales (prospections, salons, visites) ayant pour but d'assister ses clients français dans l'exportation de leurs produits sur le marché brésilien.


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Michel Campillo vit et travaille au Brésil depuis dix ans. Il conseille les entreprises qui veulent exporter dans ce pays. Il met en place des solutions sur mesure dédiées à vos besoins spécifiques. En optimisant les prospections clients, il vous propose des solutions personnalisées qui font converger vos objectifs.

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